On avait vu ce fruit plusieurs fois, fait la grimace en le croquant, mangé de sa confiture, et même bu de son délicieux jus, sans penser qu'il puisse être l'origine des addictives noix de cajou !

Dans l'anacardier, en français wikipédien, les fruits ont une coque âcre et toxique qui abrite une amande blanche, comestible, la noix de cajou. Ils se forment sous un pédoncule gonflé, charnu et juteux nommé « pomme de cajou ».

La coque grandit en premier, puis le fruit gonfle.

Voyons le processus pour obtenir ces noix, si chères en Europe...

On étale les noix sur une tôle d'acier, sur un feu.

On remue, peu de temps après la résine acide et toxique des coques suinte et s'enflamme violemment sous l'effet de la chaleur.

On éteint dans le sable, puis on décortique. Et on déguste !

Par contre, ne vous y trompez pas, celles qui traversent l'océan pour arriver dans nos apéritifs entre amis sont issues d'un procédé industriel. Leur cuisson est uniforme, à la vapeur, puis au four, puis grillées et enfin salées. Parfois elles sont concassées (snif).

Crédits photos processus : Wikimedia Commons