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jeudi, novembre 15 2007

Castanhas de Caju

On avait vu ce fruit plusieurs fois, fait la grimace en le croquant, mangé de sa confiture, et même bu de son délicieux jus, sans penser qu'il puisse être l'origine des addictives noix de cajou !

Dans l'anacardier, en français wikipédien, les fruits ont une coque âcre et toxique qui abrite une amande blanche, comestible, la noix de cajou. Ils se forment sous un pédoncule gonflé, charnu et juteux nommé « pomme de cajou ».

La coque grandit en premier, puis le fruit gonfle.

Voyons le processus pour obtenir ces noix, si chères en Europe...

On étale les noix sur une tôle d'acier, sur un feu.

On remue, peu de temps après la résine acide et toxique des coques suinte et s'enflamme violemment sous l'effet de la chaleur.

On éteint dans le sable, puis on décortique. Et on déguste !

Par contre, ne vous y trompez pas, celles qui traversent l'océan pour arriver dans nos apéritifs entre amis sont issues d'un procédé industriel. Leur cuisson est uniforme, à la vapeur, puis au four, puis grillées et enfin salées. Parfois elles sont concassées (snif).

Crédits photos processus : Wikimedia Commons

Olinda

On séjourne quelques jours à Olinda, l'annexe culturelle et vivante de Recife, cette énorme ville-port du Pernambuco.

Recife et Olinda se sont développées au XVIIº siècle grace aux plantations de sucre et aux nombreuses raffineries (Lire Les Veines Ouvertes d'Amérique Latine).

Des milliers de maisons coloniales peintes en couleur composent cette petite ville ("Oh Linda!") qui surplombe la côte du haut de sa colline.

Il ne passe pas un jour sans fête, concert ou exposition. Nous avons eu une soirée Forro (musique du Nord-Est, "music for all", "music forro"...), un concert reggae et un festival de poésie populaire !

Les plages ne valent pas un pet de lapin, trop de tourisme (national) dit déchets et dit invasion de chaises en plastique avec des logos de bière.

samedi, novembre 3 2007

Jericoacoara

Ambiance "Ça farte" dans ce petit village de pêcheurs transformé en station branchée sponsorisée par Mastercard. Jusqu'en 1997, cet endroit était un endroit sauvage mais dorénavant il faudra y venir avec les pectoraux bronzés, les tablettes de chocolat, les filles prévoyez aussi les gros nichons, le bikini et les lunettes "zob la mouche".

On prend quand-même plaisir à se promener dans les environs, où des ânes et des chèvres errent en liberté sur les dizaines de dunes qui se noyent dans l'océan. Et puis le soir l'ambiance reggae, feu de camp et caipirinha rattrappe le côté surfait (et surfeur) de la journée.

Il y a aussi de grosses démos de capoeira, cette danse art martial, ici plutôt combat que danse d'ailleurs.

Cependant on ne reste pas, impossible de se poser 5 minutes sur la plage, impensable d'ouvrir un livre, tellement le vent souffle fort.

jeudi, novembre 1 2007

Lençois de Marahenses

Peut-être une des futures 7 merveilles naturelles du monde ?

Par chance ce jour il faisait gris et venteux, le spectacle des ombres des nuages qui glissent sur les dunes est inoubliable.

Le parc de 1550 km², une zone heureusement protégée de l'activité des promoteurs, est un amat de plages, mangroves, lagunes, dunes. Le nom vient des immenses dunes qui ressemblent à des lençois (draps) étendus en travers du paysage.

Les lagunes sont malheureusement sèches mais après la saison des pluies, des milliers de bassins se forment et rendent le lieu irréel. Il y a quelques photos sur Flickr, mais la plus connue est celle-ci :

LencoisMaranhenses.jpg

mercredi, octobre 31 2007

Alcântara

Alcântara est une ville fantôme, avec quelques milliers d'habitants, située à une heure de bateau de São Luis.

Elle servit de base aux Portugais pour récupérer São Luis des Hollandais qui avait viré les Français. Elle devenût plus importante que São Luis au XVIIIº ! La ville s'est enrichie grâce au coton et au sucre, enfin plutôt grâce aux esclaves qui travaillait ces plantations.

Contrairement aux impressions que donnent les photos, on prend plaisir à marcher dans les rues paisibles, où l'on croise des gens extrèmement accueillants. Sur le port, on écoute du Reggae en buvant des bières et en jouant au billard.

Le paradoxe extrême : à quelques kilomètres de cette ville paisible et endormie, se trouve le Centre de Lancement d'Alcântara (CLA). Depuis une vingtaine d'années, le Brésil a son programme spatial, et profite de la proximité de ce site avec l'équateur pour lancer des fusées. Sur 7 lancements, seuls 3 ont fonctionné.

Cela nous rappelle un petit couplet de Macka B...

''"America is rich, America got money
Also have a lot of poor and needy,
Homeless people a live on the streets,
Begging fe something to eat,
But they gotta spend millions and reach for the stars,
to see if there's life on mars,
Get your house in order, clean out your backyard, what fraud"'' (Same Old Story)

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